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"Comme l'Indien, je suis allée aussi loin que la terre le permet" (Claude Levi-Srauss)
Mais, moi, je ne suis pas arrivée au bout du monde

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Mon Voyage
En Indonésie en 1975

Du 27 juillet au 21 août 1975
titre


Ce récit a été écrit entre 1975. Je ne connaissais encore pas grand chose du monde.

Le vol vers Singapour

Dimanche 27 Juillet 1975

Rendez-vous à 6 hres à Orly. après avoir pris le premier métro et le premier bus d'Air France aux Invalides, j'arrive à Orly Ouest à 6h30, juste à temps pour prendre mes documents de voyage. je découvre que le voyage que j'ai acheté chez l'agence Payscope, "Découverte de l'Indonésie", est en fait un voyage FMVJ (Fédération Mondiale des Villes Jumelées), et que le groupe comprend... 32 personnes (sic !)

Vol Paris - Francfort à 7h30 de la Lufthansa - Boeing 727
1 hre de vol. Les hôtesses sont en mini robe jaune. Petit déjeuner. j'essaye difficilement ce pain noir allemand que je n'aime toujours pas.

➣ Francfort

A l'aéroport de Francfort, nous avons un transit de 3 hres pour prendre un vol de la Garuda à destination de Singapour. L'avion arrive d'Amsterdam et ira jusqu'à Jakarta. Nous partons vers les 11 hres. Les hôtesses portent une mini robe avec une veste orange et beige, et un gros chapeau sur la tête. Ce n'est pas la tenue traditionnelle indonésienne, vue sur les dépliants publicitaires de Garuda.

➣ Rome

Nous faisons une escale à Rome, à l'aéroport Leonardo da Vinci, puis une autre escale à Bombay. Le vol est très long entre Rome et Bombay, plus de 7h30 que nous faisons d'une traite.

➣ Bombay

On débarque à Bombay à 2 hres du matin. Retrouvailles avec la chaleur humide de Bombay, de vieux souvenirs reviennent, même à 2 hres du matin le climat est toujours aussi insupportable.

Avec Garuda, nous avons eu la chance de pouvoir sortir de l'avion à chaque escale, et de passer en salle de transit à chaque aéroport, ce que je n'avais jamais été autorisée à faire au cours de mes voyages précédents vers Asie avec d'autres compagnies, qui étaient Swissair, Air France, et Alitalia. C'est très agréable, ça détend les jambes, et ça permet d'avoir un bref aperçu de l'ambiance, et des gens de chaque pays.

➣ Bangkok

Encore des retrouvailles. L'aéroport est aussi agréable que le souvenir ma laissé. Et moi qui avais regretté de ne pas avoir acheté d'avantage de soie l'an dernier, je me précipite vers la boutique de l'aéroport pour en acheter un coupon. Je l'achète à l'aller, parce qu'au retour, nous ne ferons pas escale à Bangkok.

SINGAPOUR

Lundi 28 Juillet 1975

C'est là que nous atterrissons pour de bon. Les formalités d epolice et de douane sont vraiment extra rapides. Nous arrivons le ventre plein après avoir mangé sur Garuda, trop, comme toujours.

Hôtel Mayfair
404 A Armenian Street
tel : 315 75/6/7

Singapour n'a pas l'air trop mal, mais notre arrivée à Hôtel Mayfair suffit à me déprimer. Il est 14 hres. C'est un de ces hôtels minables de type chinois, où je ne croyais jamais descendre, une chambre très rudimentaire, triste, donnant sur la rue bien entendu, (encore une bonne nuit en perspective !) avec pourtant un climatiseur à la fenêtre, une salle de bain (la douche a un trou qui projette un filet d'eau qui éclabousse partout jusqu'à la cuvette des WC.

Et je découvre que le petit déjeuner n'est pas inclus dans le voyage, et que avec la FMVJ, il faut s'attendre à ce type d'hôtels, pas chers, ou du logement chez l'habitant. Eh bien le voyage s'annonce bien !

je sors très vite de cet hôtel, car nous n'avons que l'après-midi et la nuit pour découvrir Singapour, après 20 hres d'avion.

Et comme toujours, j'ai décidé de prendre les bus. Petit problème : il n'existe pas à Singapour de carte des bus. Alors, après quelques renseignements donnés par une représentante de l'agence locale, une carte de la ville, et l'aide fournis par les voyageurs dans le bus, tout se passe très bien; Le bus n'est pas cher, va vite, et très loin.

Le Tiger Balm Garden

Où nous voulons aller en premier, est en effet très loin. A l'est de la ville, pratiquement en dehors de la ville. C'est le même type de jardin que celui de Hong Kong qui porte le même nom. "délire de chinoiseries de plâtre". C'est très marrant tellement c'est laid. Les deux énormes lutteurs ou les orang-outangs, ou les bouddhas de plâtre... Mais le meilleur c'est la galerie des supplices chinois, des personnages en miniatures, représentant des scènes du genre "on ouvre le ventre et on en tire l'intestin".

L'île de Sentosa

Il est assez tard quand nous quittons le jardin, et presque 17 hres quand nous arrivons au Mont Faber, le point culminant de la ville, d'où l'on peut découvrir tout Singapour. Alors le choix s epose. Il y a un cable-car (un téléphérique) qui monte soit au Mont Faber, soit qui va à l'île de Sentosa qui est du côté opposé, soit il fait l'aller et le retour.


le cable car


Etant donné l'heure qu'il est, et la crainte de voir la nuit tomber entre 17 et 18 hres, nous hésitons. Nous craignons de rester en rade dans l'île, mais on nous rassure en nous disant que les cable-cars fonctionnent jusqu'à 21 hres.

Nous décidons donc d'aller dans l'île pour 3 $ Sing.

Ces petites cabines sont très agréables. Nous ne regrettons pas la décision, car nous découvrons un panorama magnifique sur la rade et le port de Singapour, avec tous les bateaux, les buildings... devant nous, l'île de Sentosa, et au loin, un bateau coulé, piqué dans la mer.

L'île de Sentosa est un paradis de repos. Tout y est vert. les oiseaux sifflent. Il y fait une température exquise, et à cette heure, il n'y a presque personne.Nous promenons un bon moment. Des bungalows de vacances y sont installés.

A notre surprise, la nuit ne tombe toujours pas, et ce sont les moustiques qui nous font fuir. Nous reprenons le cable-car. La nuit commence seulement à tomber. Il est 18h30. Mais il est encore trop tôt pour voir ce que nous espérions : la rade illuminée. Seuls de très rares points lumineux apparaissent.

La ville chinoise

C'était l'un de nos buts, bien sûr : dîner dans le quartier chinois. Il y a en effet beaucoup d'animation et beaucoup de foule, des tas de voitures ambulantes à nourriture, et des tables sont installées sur les trottoirs, sur les places. On choisit sa "voiture", on commande, et on s'assoit pendant que le repas cuit.

Nous commençons par faire une petite promenade à travers le quartier et une première tentation surgit : les gâteaux chinois. Très bon marché et délicieux.

Ensuite nous cherchons réellement à manger. Evidemment, ici, personne ne parle anglais, alors notre critère : repérer les odeurs de nourriture, parce que certaines odeurs nous repoussent.

Nous trouvons notre idéal.cela sent très bon, il y a l'air d'y avoir beaucoup de choix, des nouilles, des crevettes, des champignons etc. Nous commandons trois assiettes et nous nous asseyons.Ce fut le meilleur repas que nous ayons jamais eu ! Il a du nous coûter .. 3 Francs. On s'est vraiment régalé, et on a mangé avec des baguettes, bien sûr, mais les nouilles c'est facile, bien plus facile que le riz.

Il est tard. La journée commence à être fatigante, et nous décidons de rentrer. D'après la carte qui nous a été donnée, l'hôtel ne nous paraît pas être si loin. Encore une belle erreur sur les distances ! Nous tournons en rond dans le quartier chinois, et bien qu'en suivant la carte, nous nous retrouvons plusieurs fois ... au même endroit. Après avoir enfin trouvé la bonne avenue, la distance... est longue.

Un autre détail : les rues de Singapour sont bordées d'immenses fossés, le long des trottoirs, pour l'écoulement des eaux, de la pluie, et la nuit, il faut faire bien attention en traversant les rues car ces fossés sont très profonds et assez larges.


le cable car


Nous croyons être maintenant à deux pas de l'hôtel d'après notre carte. Mais nous tournons à nouveau en rond, en sachant que nous sommes tout près. Et personne dans la rue ne connaît cet hôtel, personne ne peut nous renseigner.

Nous voulons prendre un taxi, mais le conducteur refuse de nous prendre en disant que c'est trop près ! Alors nous nous enfournons de force dans un autre taxi, qui lui nous conduit au bercail. C'était en effet tout près, mais il suffisait de trouver !

Assoifés, nous allons au bar prendre quelque chose. là des types saouls nous embêtent. Nous allons nous coucher. il est 22h30. mais l'endormissement, avec le bruit de la rue, ne vient pas.


© Jocelyne Pruvot



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