En Argentine
La mission jésuite de San Ignacio

30 Octobre - 15 Novembre 1998

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On s'est levé très très tôt dans les quatre heures pour prendre le bus qui nous menait à la frontière entre le Brésil et l'Argentine c'est à dire le fleuve Uruguai. Mais c'est loin d'être direct.



D'abord on a pris un bus de Santo Angelo jusqu'à Santa Rosa. Attente, puis connexion avec un deuxième bus qui nous a menés à Porto Maua à la frontière.

On se trouve face au fleuve, pas de pont. C'est donc un radeau qui fait la navette. On appelle ça au Brésil une "balsa" et c'est courant dans ce pays. Pour moi c'était une première.

On quitte le Brésil, c'est la frontière.


on quitte le Bresil on quitte le Bresil

Embarquement côté Bresil sur la "balsa"


la balsa


La traversée n'a pas été très longue. On est arrivé dans un poste frontière. Il s'appelle Alba Posse. Pas de ville, pas de village. Là nous avons passé à l'inspection du passeport. Pour entrer en Argentine, pas de visa ni pour les Brésiliens, ni pour les Français.

Le temps était maussade, mais il faisait assez chaud. Nous avons du marcher un petit peu pour atteindre la gare routière, où nous avons attendu 2 heures pour qu'un bus arrive (ils sont très espacés).

Il y avait une petite épicerie à la station de bus.

C'est là que j'ai fait l'expérience du premier chimarao de ma vie (une infusion de maté traditionnelle en Argentine).

Plutôt très amer, pas terrible.

D'ailleurs quelle tête j'ai après cette nuit passée avec si peu de sommeil

maté

On est en Argentine

Devant la gare routière de Alba Posse

 Alba Posse


Le bus nous a conduits à Posadas, capitale de la province de l'Argentine qui s'appelle "Misiones" et qui englobe également les chutes d'Iguaçu. 

Le paysage à la sortie de la région frontalière a été magnifique car on a quitté le fleuve Urugai pour la montagne et on le voyait serpenter en contrebas, tout ocre, et nous on montait, on montait.

On a trouvé un petit hôtel à Posadas, une ville très animée, beaucoup de boutiques (notamment de sacs de cuir et de chaussures),  et où ce qui m'a surprise a été le nombre de personnes d'origine indienne. On est dans la région des indiens guaranis. Je croyais qu'il n'y avait pas d'Indiens en Argentine, eh bien si, dans le nord-ouest.

Posadas se trouve au bord du fleuve Parana, qui fait frontière entre l'Argentine et le Paraguai.

Pour nous rendre à la mission jésuite de San Ignacio Miní qui se trouve à environ 60 km de Posadas, nous avons pris un bus de ligne, très moderne et confortable, car c'est le bus qui relie Posadas à Foz d'Iguazu, et il fait un arrêt au coin des ruines de San Ignacio, la plus grande reduction argentine bien conservée.

Là où nous dépose le bus, du chemin qui conduit aux ruines, il y a quelques maisons.



pres des ruines

pres des ruines pres des ruines


La première réduction San Ignacio avait été fondée aux environs de 1610 dans l'état actuel brésilien du Paraná, sous le patronage de Saint Ignace par les prêtres jésuites José Cataldino et Simón Macetas. Elle se trouvait à proximité de la réduction Nuestra Señora de Loreto, qui était la résidence principale des Missions jésuites du Guayrá.

En 1631, la plupart des réductions jésuites sont assiégées et détruites par les bandeirantes portugais, sauf San Ignacio et Nuestra Senora de Loreto, qui se replient néanmoins vers l’ouest, puis au sud, au-delà du Paraná.

La mission s'installe à l’emplacement actuel, au confluent du Paraná et du Yabebiry. Elle prend le nom de "San Ignacio Miní" ("Saint-Ignace mineur"), pour la différencier de "San Ignacio Guazu" ("Saint-Ignace majeure").

San Ignacio Miní a été fondée par le père Roque González de Santa Cruz au début du 17 ème siècle.

Au 18 ème siècle, elle comptait environ 3 000 habitants, et avait une activité culturelle importante.

La Compagnie de Jésus est expulsée des territoires portugais en 1767 et les jésuites quittent les missions l’année suivante.

San Ignacio Miní survit quelques dizaines d’années, est détruite en 1817 et disparaît.

Tombées dans l’oubli et enfouies dans la végétation tropicale, les ruines de San Ignacio sont redécouvertes en 1897, mais les premiers travaux de restauration ne débutent que dans les années 1940.

Les ruines de San Ignacio sont parmi les mieux préservées du territoire jésuite jadis formé aux confins de l’Argentine, du Brésil et du Paraguay.

En 1984, l’UNESCO classe San Ignacio Miní au Patrimoine mondial de l’humanité, avec les autres missions jésuites de la province de Misiones : Santa Ana, Santa Maria la Mayor et Nuestra Senora de Loreto.

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LA MISSION DE SÃO IGNACIO

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