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Vivre à Salvador pendant deux mois et demi

(29 novembre 2008 / 14 février 2009)

Cela fait déjà quinze jours que l'hiver a commencé avant l'heure. On a des températures qui frolent le zero, déjà au mois de Novembre.

Je pense à combien de mois cela va durer ainsi. Déjà je ne mets plus le nez dehors. Enfermée dans mon studio parce qu'il fait trop froid et trop moche dehors, je n'ai rien qui me retient à Paris.


J'ai acheté mon vol !

Paris, 24 Novembre 2008

Suis allée sur Internet ce matin, et j'ai acheté un vol Air Europa pour Salvador : 938.59 € TTC sur Air Europa, encore, oui, malgré les retards que j'ai connus avec eux, mais, c'est la compagnie la moins chère.


Je pars ce samedi-ci, pour deux mois et demi.  Je ne suis jamais restée si longtemps. J'en repartirai  le samedi 14 fevrier, juste avant la semaine de Carnaval, où tout quadruple de prix et où la ville devient une confusion totale.

J'ai négocié par téléphone une location dans l'appartement de rêve que j'avais déjà loué en mars 2006, situé au Porto da Barra, juste au dessus de l'Association Atlética de Salvador, face aux piscines de compétitions, aux terrains de tennis et de football, et surtout où j'avais une vue à 180° sur la mer, la baie, et l'île d'Itaparica en face.


Mais je ne m'attendais pas à ça !

Salvador, 30 Novembre 2008

Le choc, quand je suis arrivée ! Je découvre (et le bailleur de l'appartement ne m'en avait pas informé évidemment) que l'Association Atlética, l'un des plus anciens et mythiques clubs de Bahia, avait été vendue... et qu'en face se trouvait... un chantier gigantesque : quatre immeubles de 11 étages en construction, plus un nouveau club de luxe, de futures piscines et tennis.

Mais pour l'instant, c'était le chantier, avec tout le bruit qui allait avec, et la poussière.



J'ai eu une malchance terrible (le "azar" comme ils disent en portugais).

Le chantier, le bruit... ils travaillaient de 6 hres du matin à parfois 2 hres du matin, la nuit, le week-end, quand il pleuvait des seaux, n'importe. Psychologiquement stressant. À cela s'est ajoutée une "reforma" de l'appartement voisin sur mon palier, le propriétaire cassait les dalles de carrelages du plancher.

J'avais quoi comme option ? sortir dans la rue, aller à la plage ?


Un monde fou à Salvador

Je suis tombée à la pire période : les vacances scolaires brésiliennes. Barra, mon quartier était insoutenable : du monde, du monde,

La plage do Porto, où j'aime nager, était pire que la Côte d'azur au mois d'août.

Des touristes brésiliens venant du sud du pays, des familles nombreuses descendant des banlieues populaires de Salvador...

J'ai cessé d'aller à la plage entre mi-décembre et début février, alors que j'habitais à 5 mn.

la plage do Porto da Barra

Il faisait mauvais temps dans tout le Brésil sauf... à Bahia jusqu'au Céarà.

Tous les Brésiliens de São Paulo, de Brasilia, de Belo Horizonte, de Porto Alegre, venaient en vacances à Salvador. Salvador, c'est comme notre Côte d'azur pour eux.


Pluie et canicule

En décembre il a beaucoup plu. En janvier il a fait une chaleur épouvantable, au point que je n'arrivais plus à sortir ni à attendre les bus. Je faisais comme les Bahianais, je sortais en fin d'après-midi ou j'allais me raffraîchir dans les shopping-centers.