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Venezuela

5 Mars - 25 mars 2005



Le Vénézuela est un pays d'Amérique du Sud, bordé au nord par la mer des Caraïbes, au nord-est par l'océan Atlantique, à l'est par le Guyana, au sud par le Brésil, et au sud-ouest et à l'ouest par la Colombie.

Sa superficie est de 912 050 km2.

La capitale, la plus grande ville du pays est Caracas.



GEOGRAPHIE

Le Vénézuela se compose de quatre régions géographiques distinctes.



➢ Dans le sud-est et le sud : le massif des Guyanes qui atteint des altitudes de plus de 2 700 m, et comprend les chaînes de la sierra Parima et de la sierra Pacaraima qui constituent une partie de la frontière avec le Brésil.

➢ Dans la région nord centrale : les Llanos qui sont une région de plaines alluviales. C'est une zone peu propice à l'agriculture (excepté l'élevage des bovins) et peu peuplée.

➢ Au nord-ouest et au nord : les hautes terres vénézueliennes, les Andes, qui comprennent le point le plus élevé du pays, le pic Bolivar (5 007 m) dans la chaîne de Mérida.

➢ A l'ouest de cette chaîne montagneuse se trouve une vaste dépression, avec des collines et des bas plateaux comprenant le lac Maracaibo qui est reliée au golfe du Venezuela.

Le fleuve Orénoque, est le plus grand fleuve du Vénézuéla, 2 360 km.Ses affluents parcourent tout le territoire : l'Apure, le rio Meta et le rio Negro. Le Salto Angel, avec ses 370 m est la plus haute des chutes d'eau du monde.

POPULATION

Le nombre d'habitants est estimé à 20 000 000. Environ 67% des Vénézuéliens sont des métis et quelque 20% sont d'origine européenne. Le reste de la population comporte une majorité de Noirs; un faible pourcentage est composé d'Amérindiens.

GOUVERNEMENT

Le Vénézuéla est une république à régime présidentiel, gouvernée avec une constitution adoptée en 1961. Le président actuel est Hugo Chavez

Le drapeau du Vénézuela : ICI

MON VOYAGE

Le Vénézuela est un pays fantastique, extraordinaire par ses paysages. Les gens y sont super gentils. Je n'y ai même pas rencontré cette pauvreté et ces gosses qui travaillent dans la rue comme il y a encore dans d'autres pays. Les gens paraissent avoir de quoi se nourrir.

La réputation de violence et de danger qui m'ont fait reculer jusqu'alors pour le visiter, je ne l'ai pas ressenti. On nous a prévenu de faire mille attentions quand on était à Caracas, ne pas sortir la nuit dans le premier quartier où nous avons logé, à Maiquetia, et de sortir sans rien à la main pour visiter la ville, mais je n'ai absolument rien ressenti de danger. Ailleurs dans la campagne, on n'y pense même pas.

Caracas est une ville trs agréable, dans un site naturel superbe. Elle est séparée de la mer par une montagne de terre rouge où s'accrochent les maisons pauvres. Oui, j'ai beaucoup retrouvé le Brésil, tant par les paysages, que par les couleurs, et aussi le mode de vie.

J'ai adoré la région de la Grande Savane, parce que j'y ai découvert un paysage unique au monde : les tepuys, des mesas géantes, au sommet plat, qui reposent sur le bouclier guayanais, une formation vieille de 2 à 3 milliards d'années. Les tepuys eux-même datent de 1,7 milliards d'années. Ce lieu étrange a inspiré Sir Arthur Conan Doyle dans une nouvelle intitulée "Le Monde perdu".

La lagune de Canaïma est d'une beauté à couper le souffle : eau bleue de loin, rouge de près. Plusieurs cascades s'y jettent et les tepuys forment le décor en arrière fond.

Le Salto Angel, la plus haute chute d'eau... du monde ! Avec ses 970 m. Il a été un peu décevant car l'eau il n'y en avait pas beaucoup, d'eau.

Je n'ai pas accompagné le groupe qui y est allé descendre en pirogue la rivière Carrao, puis devait marcher pour grimper sur une plate-forme où l'on se trouve en face de la chute. Heureusement que je n'y suis pas allée, c'était dur... Et moi je sors d'une fracture à la cheville !

J'ai choisi de faire le survol du Salto Angel en avionnette au lieu de le découvrir à pied. La chute elle-même, oui, très peu d'eau, mais le survol au-dessus des tepuys, était à couper le souffle, surtout quand on arrive sur la chute et que le coucou s'engouffre dans le cirque vertigineux où elle se trouve. J'étais, moi, assise à côté du pilote, à l'avant, et je l'ai fait en compagie de deux autres passagers, des Vénézuéliens de Caracas qui n'étaient jamais venu à Canaïma.

On a aussi fait un autre vol en avionnette, entre Santa Elena et Canaïma, un vol de ligne cette fois-ci, mais dans un coucou de 5 places + le pilote. On a survolé les tepuys qui émergeaient dans les nuages : magique !

Les Llanos, au centre du pays, occupent une surface énorme dans le Venezuela. Il y fait un soleil de plomb. On aurait pu loger dans des hatos, ces fermes d'élevage, mais notre accompagnatrice avait choisi de nous héberger dans un campement, des plus précaires. Il y avait quand même des lits. C'est là que nous avons eu un scorpion dans notre case, et qu'un fourmilier est entré dans une autre case, pour aller s'installer sur le lit d'une femme du groupe. Celle-ci dormait et ne l'avait pas senti, pensant que c'était son mari. À 2h 30 du matin, les rires fous ont réveillé tout le monde. En fait, ce fourmilier avait été élevé dans le camp, dans son enfance, et revenait souvent se coucher dans les lits ou les hamacs.

Bon, les hamacs, au final, j'y ai échappé. Je n'en ai jamais eu, puisque je ne suis pas allée marcher jusqu'au Salto Angel où là il n'y avait que des hamacs (on est en pleine forêt), et que nous ne sommes pas allés au lac Maracaïbo, où le camp avait été détruit par les grosses pluies de février, et où là il n'y avait que ça aussi pour dormir.

On a parcouru beaucoup de distances, des trajets parfois longs, 7 heures, en minibus, ou même 16 h 1/2 une fois dans la journée. On a eu de la bonne route, mais aussi de routes à trous, et des pistes poussiéreuses, parfois en très mauvais état, à cause des pluies de février qui ont beaucoup endommagé les pistes et les routes.

On n'a pas respiré une seconde, le circuit était tellement copieux. Et l'on n'a pas tout visité, loin de là !

Question météo, le ciel bleu et le soleil et la chaleur tous les jours sans exception. Même à 4000m, on a eu une chance inouïe et rare de voir le panorama sur le Pic Bolivar comme peu de gens ont la chance de le découvrir.

Dans les LLanos, l'intérêt de dormir à la dure, c'est qu'au lieu de voir les animaux dans une ferme d'élevage, nous les avons vus à l'état de la nature. les ibis rouges, oui, par centaines, on en a vu. Et des tonnes d'oiseaux. On a descendu un caño en pirogue à moteur pour observer les oiseaux, les dauphins roses d'eau douce etc etc. On est allé à la pêche aux piranhas, et à la chasse à l'anaconda. Oui, vrai de vrai, on les a trouvés.

Pour les Andes, c'était ma première découverte des Andes et j'ai adoré. Je n'ai aps ressenti le mal des montagnes (je redoutais). J'ai même marché en altitude. Il ne faisait pas froid. La montée par le téléphérique de Mérida jusqu'à 4030m est un grand moment. Mérida est une ville que j'ai beaucoup aimée.

La côte caraïbe, un peu décevante quand à la mer : pas terrible l'eau, bien que chaude, mais en limpidité et couleurs on a vu mieux. Et puis on y est allé un jour où le vent a soufflé très fort, et la mer était un peu houleuse.

A un moment j'ai cru que j'allais pouvoir aller dans l'archipel des Roques : on était 4 à vouloir se payer cet extra, mais 5 personnes du groupe ont refusé, donc pas possible : mon plus grand regret.

Le confort a été plus que précaire dans la Grande Savane, et dans les Llanos. Ailleurs, dans les villes, nous logions dans des posadas, qui toutes avaient un charme spécial. Par contre l'eau froide est de rigueur pour la douche, sauf une ou deux fois. C'est un peu dur le matin surtout à Santo Domingo dans les Andes à 2500m. C'est dans cette ville que j'ai eu le plus froid. A Merida (1600m) je n'ai pas eu froid du tout. A 4000m, il fallait l'anorak, mais dans la montagne le jour il faisait 28° et la nuit il n'y a qu'une fois, à Santo Domingo (2500m) qu'il a fait froid.

Le papier de toilette on le met dans une corbeille, à côté des WC, tout comme au Brésil. L'électricité marche en 110 et avec des prises plates américaines.

La bouffe : selon les régions, suis passée du poulet/frites/ riz (puisque je ne mange pas de viande rouge) à la truite/frites/riz au poisson carite/frites sur la côte. La bière, il y a de quoi faire, la Polar, ou la Régional, mais en fin de voyage, on a découvert la meilleure, la Solera. Le rhum est uniquement ambré, pas mauvais du tout, mais pas très fort. On s'en sert pour faire des cocktails, principalement mélangé à un jus de fruit.

Je n'ai jamais mangé pour si peu cher : en moyenne 10000 bs (4 €) en province, et 14000 bs (5 €) sur la côte et Caracas. La bière coutait 1500 bs et la grande bouteille d'eau minérale, de 1500 (1/2 €) à 2000 bs.

La monnaie s'appelle le "bolivar" et on changeait à 1 € = 2800 bs ou 1 US $ = 2500 bs. (0,89 €). A notre départ c'était déjà passé respectivement à 3000 et 2700. Dans ce pays où l'état a réglementé les sorties de devises, par un taux de change minimum en banque, on change au noir bien entendu (500 bs de différence).

Mon espagnol a fait de très gros progrès. J'étais la seule à pouvoir tenir une conversation, et j'ai pu ainsi beaucoup plus m'informer que les autres du groupe et rencontrer beaucoup de Vénézuéliens. Je me débrouillais pas mal.

Le groupe, pas grand chose à dire, mais pas très sympa. Bien que la moitié tournait autour des 60 ans, c'était ceux-là les plus grand marcheurs et crapahuteurs. Moi qui ne voulais pas marcher, je n'étais pas été bien vue, c'est comme ça !

Question cheville (je sors d'une fracture), la marche et la nage ont vite fait de me remettre en pleine forme.

J'ai fait un superbe voyage, c'est cela qui compte à mes yeux, et je conseille à tous mes amis voyageurs d'aller découvrir le Vénézuela, avant que la horde des toutous s'y précipite.