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"Comme l'Indien, je suis allée aussi loin que la terre le permet" (Claude Levi-Srauss)
Mais, moi, je ne suis pas arrivée au bout du monde

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titre La montée au Fort d'Amber


Ce récit a été écrit entre 1973 et 1974. Ce voyage était le premier que je faisais, je n'avais été qu'en Angleterre et aux Etats Unis. En me relisant, j'ai ri sur pas mal de choses que j'avais écrites à cette période là où je ne connaissais pas grand chose du monde.

BOMBAY

Samedi 1 er Septembre 1973

Le vol

Orly. Nous sommes vingt dans le groupe Payscope à faire connaissance devant le comptoir de Swissair. Nous allons nous envoler vers l'Inde. Nous prenons d'abord un vol qui nous conduit en 1 hre à Genève, un DC9. Déjà dans la file d'attente, un beau turban sur la tête d'un Indien nous donne un avant goût de l'Inde.

Nous décollons à midi. L'avion survole les Alpes. A Genève, nous embarquons sur un DC8 de la Swissair qui va nous mener jusqu'à l'Inde.

Seulement, nous ne nous attendions pas à visiter toute l'Europe pour arriver à Bombay ! En 30 mn nous atteignons Zurich, où l'avion fait une premère escale. Nous devons descendre de l'avion, pour nous soumettre à une fouille.Cette fouille se produira dans chaque aéroport, et surtout en Inde.

De Zurich nous allons vers notre deuxième escale, en 1 hre : Vienne. On survole Munich, Salzbourg, mais on ne voit rien. A Vienne le ciel est gris et un petit vent nous cingle.

Puis troisième escale : Athènes, en 2 hres de vol. La nuit tombe, et je ne verrai Athènes que dans le noir. Notre vol est assez agité, des "turbulences". Au cours de la descente sur Athènes, je distingue malgré tout un port très découpé, illuminé, et je cherche, désespérément l'Acropole.

A Athènes, nous prenons déjà une heure de décalage horaire. Nous sommes obligés de rester à bord. Sur la passerelle, il fait un temps formidable, et 25 degrés. Nous avons quitté Paris à midi, et il nous aura fallu ... 8 hres ! pour rejoindre Athènes.

Je fais connaissance sur la passerelle, d'un Indien qui venait des Etats Unis. Je fais aussi connaissance avec l'Anglais des Indiens, j'ai un mal fou à le comprendre : il prononce les "w" comme des "v", il roule les "r", et quand je pense que j'ai eu tant de mal pour m'habituer à prononcer les "th", j'entends ce cher Indien les prononcer comme des "t".

Ses questions sont assez étonnantes : combien me coûte le voyage, combien je gagne par mois. Il a bien pris les habitudes américaines celui-là !

Ensuite c'est le vol le plus long, Athènes )- Bombay, en 6 hres. La nuit est tombée. On baisse les stores, ils éteignent les lumières, et on s'efforce tant bien que mal, de dormir quelques heures. On nous annonce qu'on va survoler Istanbul, Téhéran, Karachi, mais on ne verra rien.

A côté de moi, est monté à Athènes, un Allemand très sympathique, mais c'est seulement au matin, en lançant un "excuse me", que nous nous rendons compte que nous pouvons discuter ... en anglais.

J'oubliais : entre midi et 10 hres 10 hres le lendemain matin, nous avons englouti quatre repas complets.


Dimanche 2 Septembre 1973

Arrivée à Bombay

Faryas Hôtel

C'est la descente sur Bombay. Nous reculons nos montres de 3h1/2. Il y a en tout un décalage horaire avec Paris de 4h 1/2. Au cours de cette descente, la vue est incroyable, il y a de l'eau partout, sale, verdâtre, rougeâtre, boueuse, des flaques énormes presque comme des lacs, une rivière très large.

Je quitte mon voisin Allemand, qui, lui, allait passer ses vacances à Bangkok et à Hong Kong.

L'aéroport de Bombay est tout petit, comme un aéroport de province. Il n'y a pas de tourniquet ni de tapis roulant pour sortir les bagages. Les officiers de police se noient sous une pluie de paperasseries ridicules, ils recopient des tonnes de choses, apposent des tas de cachets. Je me souviens qu'à New York, ils faisaient simplement une photocopie du passeport....

Première vision de l'Inde de l'intérieur de l'aéroport. Des gens, au loin, qui regardent les avions atterrir. Cela me rappelle le film d'André Cayatte "Les Chemins de Kathmandu, quand son héros débarque en Inde.

Après être passée par toutes les formalités, et avoir découvert que le Dollar valait 7,55 Roupies, que la Roupies valait 0,70 FF, qu'il était plus intéressant de venir en Inde avec des Travellers cheques qu'avec du cash, car les Travellers étaient changés à un taux supérieur, tout au moins sur le marché "officiel", après avoir vu mes bagages sortir et prêts à être embarqués dans le car, je mets mon nez ... dehors.

C'est irréel. J'ai l'impression de voir un film, et que ce n'est pas moi qui me trouve réellement "là". J'ai l'impression e me trouver au moins 1000 ans en arrière.

Nous montons dans un tout petit car, grand comme une petite camionnette. Je suis surprise, je supporte bien cette chaleur, même humide. Il y a un petit vent tout à fait agréable.

On m'avait bien prévenue que l'aéroport se trouvait proche des bidonvilles, mais je ne m'imaginais pas ce que je vois. Le choc. La vision est effroyable, et l'envie de pleurer me prend. je me sens très mal à l'aise, et me demande dans quelle galère je me suis embarquée.

Le trajet n'en finissait pas. L'arrivée à l'hôtel est un soulagement. Toujours, il y aura deux mondes, celui de l'hôtel, la civilisation, l'européanisation, et le monde de la rue, qui est l'Inde.

Première chose que je fais, je prends une douche. La chambre est agréable, climatisée, avec radio, téléphone, tout confort. Ce sera le refuge, mon refuge, bien nécessaire en ce premier jour.Je me ressourcerai dans cette chambre, et en prenant mon courage à deux mains, j'irai affronter les rues, la foule, le bruit, la saleté et la misère indiennes.

Une fois rafraîchie, il est 11 hres et il nous reste quelques heures de libre avant le déjeuner. Nous décidons de descendre dans la rue. Premier contact avec l'Inde. Première chose effroyable : les klaxons. Il paraît que dans toute l'Asie, les gens adorent klaxonner. C'est vrai qu'à Paris, nous sommes habitués à l'interdiction de klaxonner, et que quand des automobilistes énervés se mettent à rugir, nous les traitons de fous. Ici, c'est un concert de klaxons, atroce, sans arrêt, c'est terriblement fatigant.

Le marché

A côté de l'hôtel se trouve un espèce de marché. L'hôtel quoi que de haut de gamme, ne se trouve pas dans un des quartiers les plus chics de la ville, et non plus dans l'un des plus moches. Mais nous hésitons un peu à nous faufiler dans les ruelles de ce marché. Des chemins en terre, des étalages par terre, beaucoup de fruits, envahis par les mouches, des balançoires "romaines", des maisons délabrées, des flaque d'eau partout, de la boue, des enfants qui nous regardent de leurs grands yeux.

Nous logeons ensuite l'océan, de l'eau sale, grise, pire que la vision que j'avais eue l'an dernier du Pacifique. Nous sommes alors assaillis par les gamins qui viennent mendier. Ils nous collent, nous ne pouvons nous en débarrasser. Ils nous implorent de leurs grands yeux noirs, en nous montrant leur bouche et leur ventre.
Ces gamins ont le don pour vous rendre malade face à leur misère.

Ensuite, on est harcelé par le charmeur de serpent, qui nous répète que son serpent "has no teeth", et nous demande un backchich.

Nous devions vraiment avoir l'air, en ce premier jour en Inde, de touristes débarquant et plein de fric. Nous avons beau traverser et re-traverser la rue, au risque de se heurter à une voiture, car elles non plus, nous ne savions pas d'où elles surgissaient.

En longeant ainsi l'océan, nous arrivons sur une grande place où beaucoup de gens se promenaient, et me souvenant des guides et récits que j'avais lus, je réalise que ce monument gris et laid en face de moi, qui surplombe l'océan, devait être la fameuse Porte de l'Inde. je l'ai trouvée horrible et laide la première fois que je l'ai vue. Ensuite je l'ai mieux acceptée. Et quand j'aurai vu la Porte de l'Inde de Delhi, je trouverai que celle de Bombay est magnifique.

La mousson

Au cours de cette promenade, j'ai pu connaître ma première pluie de mousson. Quelques gouttes légères, et puis, d'un coup la grosse averse qui s'abat.

Vite, j'ouvre mon parapluie, bleu à marguerites blanches, qui fait sensation auprès des Indiens, qui, eux, ont ouvert leurs parapluies tout noirs. Ma copine enfile son imperméable transparent à pois, et son petit chapeau. Tout le monde autour de nous se marre. Le temps que nous nous équipions, et la pluie avait cessé.

Par la suite, nous abandonnerons parapluie et imperméable, et ferons comme les Indiens : nous nous abriterons simplement sous un porche ou sous un arbre, en attendant que la pluie cesse. Les averses durent cinq minutes, et aussitôt le soleil luit, et tout sèche. Ce n'est pas désagréable, au contraire. C'est une pluie chaude, et malgré ça, elle apporte un peu de fraîcheur pendant cinq minutes. il tombe ainsi à Bombay, cinq, six, averses par jour.

Premier repas indien.

Excellent. Nous commençons par une soupe. Nous faisons bien attention à ce que la bouteille d'eau qui nous est servie soit bien décapsulée devant nous. Nous découvrons le pain indien, une espèce de crêpe frite à l'huile, qui gonfle comme un beignet, et se raplatit ensuite, et nous en raffolons. Le dessert est bien crémeux.

L'après-midi.

Elle est consacrée à une visite guidée de Bombay. Nous montons dans deux petits cars, qui dans le fond ne sont pas si moches que cela, et sont plus intimes que les grands Pullman, ou les "Continental Trailways".

Le Musée

Nous allons d'abord visiter le Musée de Bombay. Visite très rapide.
Il faut voir une galerie consacrée aux miniatures, qui est célèbre dans toute l'Inde.

Les tours du silence

Nous voyons ensuite une reconstitution d'une tour du silence. C'est du haut de ces tours que les Parsis déposent leurs défunts, dont les corps finiront par être dévorés par les vautours. Car, pour les Parsis, le feu est sacré, et ce serait un sacrilège que de brûler les morts.

Il y a trois rangées concentriques avec les emplacements pour les corps : pour les hommes, les femmes, et les enfants.

Lorsque l'on voit dans la ville des vautours tourner en rond, quelque part, à un emplacement précis, on peut se dire qu'il y a là une tour du silence.

Un temple Jaïn

Nous allons ensuite visiter un temple Jaïn. Un service religieux est en cours. Les Jaïns sont une secte qui refuse de tuer quoique ce soit, même les insectes. pour cela, certains portent un morceau de gaze devant la bouche. Ils vénèrent un dieu représenté par une statue d'or.

Les jardins de Malabar Hill

C'est un lieu de promenade très agréable. les arbres sont taillés en forme d'animaux, une taille que l'on retrouve souvent en Inde. Du jardin, nous apercevons justement une ronde de vautours survolant ce que nous pensons donc être une tour du silence. Nous découvrons aussi, en train de se promener, ceux qui vont nous ravir tout au long du voyage : les Sikhs.

Les Sikhs

Les Sikhs sont ces Indiens qui portent ce fameux turban. Ils sont en général magnifiques, ont un regard perçant, d'autant plus mis en valeur par les couleurs de leur turban, et leur beauté se détache de l'ensemble des autres Indiens. Les Sikhs appartiennent à une secte religieuse particulière. leur religion est abstraite. C'est plutôt une philosophie qu'une religion.

Ils se reconnaissent à cinq signes spécifiques, dont le plus étonnant est qu'ils ne doivent jamais se couper ni les cheveux, ni la barbe. Jamais nous n'avions auparavant observé un Sikh de près, et quand on les regarde bien, on découvre de chaque côté de leur barbe, de petits filets presque invisibles, dans lesquels ils entortillent le reste de la longueur de leur barbe. De même sous leur turban, on découvre un petit chignon dans lequel ils entortillent la longueur de leurs cheveux.

Maintenant, certains d'entre eux se coupent la barbe, mais le petit chignon est toujours là, et les jeunes Les Sikhs de 15 ans sont assez comiques, car ils ne portent pas encore le turban, mais ils entourent leur chignon dans ce qu'on pourrait appeler un mouchoir blanc attaché par un petit ruban.

La maison de Gandhi

Nous allons ensuite visiter la maison de Gandhi. Là, les photos et les documents exposés retracent sa vie. On nous montre sa chambre à coucher, qui ressemble à une chambre de moine.

Nous passons ensuite devant une tour du silence, mais ne voyons pas où est l'entrée. La tour se trouve au milieu d'un jardin, et il est interdit d'y pénétrer.

Puis nous allons voir l'aquarium de Bombay, qui n'offre rien de spectaculaire.

Nous repassons par Marine Drive, la promenade qui longe l'océan, traversons un quartier résidentiel de Bombay, arrivons à la Porte de l'Inde, et en face se trouve le Taj Mahal Hotel, le plus bel hôtel de Bombay.

Le soir nous apprenons une nouvelle un peu fâcheuse. Nous devions quitter Bombay le lendemain matin, pour nous rendre à Ahmedabad, là où se trouve le Mont Abu. Et, Ahmedabad est sous les inondations ! Il y a eu 40 morts. L'hôtel où nous devions loger est dans l'eau ... Notre circuit est en train de se casser la figure...

Il nous reste qu'à rester une journée de plus à Bombay, et prendre le lendemain une décision concernant la semaine de circuit qui devait nous mener jusqu'à Jaipur.


Lundi 3 Septembre 1973

Bombay - 2 ème jour

Du coup, une journée de libre s'improvise à Bombay. Ce matin nous partons au hasard des rues. A nouyveau le bruit assourdissant des klaxons nous est insupportable. En plus, les camions portent d'inscrit à l'arrière "Horn Please" .

Les rues, les échoppes, les fruits recouverts de mouches, la ville qui fourmille de monde, les éclopés, dont les plus difficiles à voir, ceux qui sont sans jambes, et qui traversent les rues en se déplaçant sur leur postérieur. Les femmes vous plaquent sous les yeux leurs bébés rachitiques ou éclopés, avec un regard implorant. Tout ce spectacle incroyable, eh bien, nous devient familier. On nous a dit, un jour, que certains de ces gens se mutilaient eux-mêmes afin de mendier

Quand les enfants qui viennent mendier nous délaissent quelque peu, alors, ce sont les changeurs au noir qui nous assaillent : "Change money" "Good price, eight roupies".

Nous atteignons un peu de verdure, des parcs, nous entrons dans un quartier résidentiel. Ah, erreur ! C'est l'Université de Bombay ! Nous le déduisons parce que nous croisons beaucoup de jeunes gens, livres sous les bras. cela m'a toujours surprise en Inde de voir les étudiants avec deux ou trois livres sous le bars, alors qu'en France, nous transportons toujours de très gros sacs, jamais assez grands, ou des tas de dossiers et de papiers, et en plus le sac à main.

Un peu perdue, je demande notre chemin. C'est bien difficile car voilà qu'on ne comprend pas mon Anglais, et je dois répéter ma phrase en m'appliquant à prononcer chaque mot distinctement.

Pour traverser les rues, c'est encore une autre histoire. Nous essayons d'y comprendre quelque chose, essayons de suivre la foule qui traverse. je ne sais aps comment nous y sommes arrivés, sous le regard menaçant de l'agent de police, short et parapluie, le fameux parapluie noir qui tient tout seul, accroché à un anneau de sa veste.

Quand il donne le signal, la foule, stationnée en attente sur le bord du trottoir, se lance. C'est là qu'il faut foncer, foncer sur tout le monde en face de soi, venant en sens inverse, pour essayer de se frayer un passage. ce sera à eux en face de vous éviter ...

Toujours en marchant à l'aventure, nous tombons sur une manifestation. barrage de police au travers de la chaussée, cris des manifestants scandés. Et là, c'est la surprise : les manifestants, face au barrage de police, s'assoient sur la chaussée, impassibles. bel exemple de non-violence.

Assez fatiguées de marcher, nous essayons de retrouver le chemin du retour, mais nous tournons en rond.le hasard nous fait rencontrer un copain du groupe, qui est parti lui aussi de son côté, seul, à l'aventure des rues. Et lui, non plus ne retrouve plus son chemin pour rentrer. Depuis un quart d'heure, il tourne en rond.

Nous réalisons alors que nous ne sommes pas si loin de l'hôtel que cela.La rue toute droite, le musée du Prince de Galles, la rue des boutiques, le vieux marché, et enfin l'hôtel Faryas.

L'après midi : excursion aux grottes de Kanehri

A l'occasion de cette journée non prévue à Bombay, une excursion aux grottes de Kanehri a été organisée. Ce sont des temples-grottes. La grotte d'Elephanta est inaccessible en période de mousson, alors, nous allons découvrir ces grottes inconnues.

Nous emmenons avec nous deux jeunes Indiennes de Bombay de 17 et 19 ans, dont certains du groupe ont fait connaissance dans la matinée, à l'université. Elles ne sont jamais allées à Kanehri.

Nous repassons par la route des bidonvilles. Puis nous traversons une forêt magnifique, où il y a des buffles et des paons. C'est le parc national de Sanjay Gandhi.

Les grottes de Kanehri, à quelques dizaines de kilomètres au nord de Bombay, sont comme Ajanta, ou Ellora, des temples creusés dans la roche. la terre est humide, mais heureusement il ne pleut pas.

Nous nous asseyons à l'entrée et nous écoutons, religieusement, la "leçon d'Histoire indienne" de notre guide, une femme de grande culture, qui s'exprime dans un Français parfait, qu'elle n'a jamais appris à l'école. Sa voix est bercée par le rythme des gouttes d'eau qui s'écoulent de la source toue proche.

Les premières de ces cavernes bouddhiques datent du 1er siècle avant J.C. D'autres furent aménagées jusqu'au 9e siècle. Il y en a 109 en tout. Elles auraient été à l'origine, construites pour servir de lieu de repos aux voyageurs entre les anciennes villes de Sopara et de Kalyan, et à partir du 1er siècle après J.C. seraient devenues des lieux de résidence permanentes. Cet espace était devenupropice à la méditation et à la prière pour les moines bouddhistes

Dans le courant du 3e siècle, Kanheri était devenu le plus important centre bouddhique sur la côte de Konkan. Les dons des cités voisines y affluèrent, chaque donateur espérant acquérir par ce biais, le salut.

Les grottes se sont ornées de sculptures de buddhas et de boddhisattva, ainsi que de stupas.

A l'entrée du temple se dressent deux buddhas immenses, non décorés, des buddhas très anciens, 4 ème et 6 ème siècle, l'époque des premières représentations du Buddha.

A l'intérieur des temples, se trouvent des stupas, c'est à dire des masses de blocs monolithes qui renfermaient des reliques d'un saint : une dent, de la cendre ... Mais les stupas de Kanehri ne renferment rien.

Nous visitons plusieurs temples. Le lieu est délicieux, d'un calme très appréciable.

Le soir, nous ne sortons pas. Nous récupérons.

© Jocelyne Pruvot



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