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SRI LANKA

3 avril - 28 avril 2002

L’île aux mille corbeaux et aux mille orages


Le drapeau

Le lion représente le temps des rois.

"Cinghalais" (sang de lion) vient de sinha, le lion. Les Cinghalais se disent les descendants des lions.

Le lion porte une épée à la patte droite pour montrer que les Cinghalais sont courageux.

Le rouge représente les Cinghalais, le vert les Musulmans, l'orange les Tamouls, le jaune les minorités.
Les quatre feuilles sont celles de l'arbre sacré.

La présidente en 2002 est Mme Chandrika Kumaratunga : PHOTO

Un circuit + un séjour à Negombo

J'ai fait un circuit traditionnel, de 8 jours, le groupe de 12 personnes a été détestable.

C'est un type de voyage que je ne fais pas souvent, le "voyage "organisé", et du coup les hôtels étaient d'une gamme élevée.

Le circuit a été très fatigant : des levers 6 h/6h30 ou 7h quand c'était grasse matinée. Un programme très chargé, on a vraiment vu le max du Sri Lanka.

Ensuite, j'ai quitté le groupe, c'était arrangé depuis avant mon départ, j'avais demandé un vol de retour retardé par rapport au groupe.

Je suis restée en libre 13 nuits à Negombo au bord de la mer, à 35 Km au nord de Colombo pour voir un ami qui vit au Sri Lanka.

La situation est calme car les négociations de paix ont l'air de bien se passer.

Sri lankan Airlines

J'ai pris un vol Sri lankan Airlines, excellent service, des hôtesses en costume superbe, traditionnel, le sourire tout le temps (au diable Air France et son personnel si désagréable).
L'avion, un airbus A 340 des plus modernes.

Un seul inconvénient, l'absurdité des horaires (en pleine nuit), et surtout les fouilles à répétition, tant à l'aéroport de Roissy qu'à celui de Colombo. A Colombo les familles accompagnent les Sri Lankais qui s'en vont à l'étranger, souvent pour y travailler, et à 3 hres du matin c'est la foule.

Pour le change, vous pouvez partir avec des euros cash, aucun problème.

Les visites

Mon voyage a été très intéressant. Je n'ai pas été autant épatée que par d'autres pays, mais ça valait la peine (il y a quand même pas mal de sites "moyens" et c'est toujours bouddhas et encore bouddhas...)

Parmi les sites que j'ai préférés :

→ Polonnaruwa, des vestiges très bien conservés, dignes de rivaliser avec les plus belles capitales de l'histoire de l'Asie.

→ Dambulla, parce que savoir qu'on entre dans des grottes autant décorées par tous ces bouddhas magnifiques et qu'elles datent du 2 ème siècle avant JC ! Ça fait quand même de l'effet.

D'autant plus impressionnant que j'y ai vécu une des plus grosses frayeurs de ma vie : un orage terrible, d'autant plus terrible qu'on est à une certaine altitude, et la foudre est tombée sur le paratonnerre de la maison d'à côté, projetant un rideau de feu sur nous. La réaction a été tellement instinctive que je n'ai pas réalisé ma peur mais il parait que j'ai été livide !

→ Une mention aussi pour le jardin de Peradeniya à Kandy qui est vraiment superbe ainsi que pour les danses folkloriques de Kandy, à la maison de la culture, une troupe très professionnelle.

→ J'ai aimé aussi la ville de Galle, seuls vestiges bien conservés d'une époque coloniale, disparus dans la plupart des villes du pays.

→ Une déception : les plantations de thé, la montagne, un temps épouvantable, on aurait dit l'Écosse, pluie et froid. Pas de cueilleuses dans les plantations de thé car c'était le week-end du Nouvel An cynghalais (13/14/15 avril) et personne ne travaillait pendant trois jours. Aucune fête, dommage, mais le Nouvel An est une fête familiale qui se déroule à la maison.

→ Le parc animalier de Yala est aussi une chouette expérience, un petit vent d'aventure, un paysage et une chaleur qui me rappelait l'Afrique.
Les animaux : quelques éléphants allant boire dans les mares, beaucoup de paons, des oiseaux, des buffles. C'est un peu moins alléchant que l'Afrique, on les voit de très loin, car le paysage est touffu.
Mais les paysages y sont aussi très beaux.

Des orages impressionnants

Il faut vous dire que la mousson a pris de l'avance cette année. Tant mieux pour eux car l'année dernière a été d'une sécheresse dramatique. Les orages étaient très, très impressionnants. Je n'avais jamais vu de ma vie des orages aussi violents.

Il pleuvait régulièrement presque chaque soir, entre 16 h 30 et 19 h. Quand l'orage arrive, le ciel commence à se couvrir de nuages, la mer devient toute noire, et les corbeaux s'affolent, leurs croassements sont effrayants.

C'est toujours le même scénario chaque soir, et on sent venir la pluie et l'orage avec certitude.

Et c'est dilluvien !!!! Je ne souviens plus d'avoir connu des pluies si fortes dans d'autres pays.

Le reste de la journée, c'était soleil magnifique et très très grosse chaleur.

On a eu droit aussi à des couchers de soleil à couper le souffle.

Les corbeaux

Un autre point qui m'a beaucoup frappée c'est l'invasion des corbeaux. C'est dur de s'y habituer, ils sont partout, partout dans ce pays, et ils croassent !!!! Des croassements perpétuels... Hallucinant !

Ils allaient même boire l'eau de la piscine où je nageais !

Voilà pourquoi j'ai surnommé le Sri Lanka "L'île aux mille corbeaux et aux mille orages".

Les coupures de courant

Il y avait souvent des "power cut", tous les soirs, souvent à cause des orages, et parfois aussi dans la journée (mais on s'en rend moins compte, sauf par le réfrigérateur et le congélateur ou la clim).

Des coupurs tous les soirs entre 21 h et 23 h.

En général, nous, les voyageurs, nous n'en subissions pas trop les conséquences car la majorité des hôtels et restaurants ont un générateur, et on s'habitue à passer par ces petits 30 secondes d'obscurité quand on passe du courant général au générateur. Mais à Negombo, je m'en suis bien rendue compte.

Les téléphones mobiles ne passent pas bien du tout, non plus. Il y a plein de lieux où il n'y a pas de réseau.

Les plages

Je ne me suis rendue ni sur les plages d'Unawatuna, ni à Mirissa, que je n'ai vues que de la route. Je suis restée un jour à Hikkaduwa que je n'ai pas beaucoup aimé (très touristique), et donc je suis vite partie.

On ne peut se baigner dans la mer au Sri Lanka, soit elle est violente, soit elle est sale. C'est bien pour cela qu'il y a autant de piscines...

La tenue vestimentaire

Je conseille pour les filles d'avoir une tenue arrivant aux genoux au moins, question de ne pas se sentir mal à l'aise, car les Sri Lankaises portent les jupes aux chevilles et des corsages à petites manches. Une tenue très rétro, on se croirait au fin 19 ème siècle.

Elles sont très élégantes. Le parapluie qui leur sert d'ombrelle pour se protéger du soleil. Personnellement je l'ai essayé comme ombrelle, et je n'ai pas trouvé ça tellement efficace...

Je portais des robes ou des jupes arrivant aux genoux, et c'était tout juste convenable. Cependant je me sentais tout de même énormément regardée dans la rue (c'était trop court encore, je pense). Quand je sortais de la voiture, je devais porter quelque chose qui couvre mes épaules, sinon je sentais tous les yeux braqués sur moi.

La nourriture

La nourriture est excellente, tant locale (mais très, très épicée de piment), que de type occidental. J'ai trouvé du poisson tout le temps et le fait d'être végétarienne au Sri Lanka est quelque chose de normal.

Ce qui les surprenait c'est qu'en étant végétarienne... je buvais de l'alcool ! Ils ont plus stricts que moi...

Je n'ai eu aucun problème intestinal.

Ma vie à Negombo

Je suis restée 13 jours, en libre, après le circuit, à Negombo, là où habite mon ami Fabrice, et j'ai pu apprécier ce repos car le circuit avait été très fatigant.

Negombo est une petite ville, un village presque, de pêcheurs, plein de charme, au bord de la mer. Mais la mer et la plage sont sales (des restes d'une catastrophe pétrolière d'il y a 10 ans, et qu'ils n'ont pas encore réussi à nettoyer) et je ne m'y suis pas baignée. Je logeais au milieu d'une végétation très luxuriante, les maisons cachées au milieu des cocotiers. La ville est traversée par une lagune et des canaux.

Là j'ai pu connaître la vraie vie du Sri Lanka, au quotidien.

J'ai pu visiter les environs, magnifiques, et je suis allée dîner dans de chouettes restaurants de Colombo, que je n'aurais jamais connus si je n'avais pas été avec quelqu'un qui habite là-bas.

J'ai fréquenté un milieu tout nouveau pour moi, celui des expatriés qui travaillent isolés, ayant laissé femme et enfants dans leurs pays d'origine. Beaucoup d'hommes, deux ou trois femmes, et aussi des membres d'organisations humanitaires, qui travaillent avec les réfugiés (tamouls).