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Yemen du Nord 1977

9 Septembre - 24 Septembre 1977

Là encore, j'ai suivi la route des voyageurs des années 70. L'Inde, l'Afghanistan, et le Yemen étaient des pays à la mode.

En 1977 sévissait une guerre civile au Yemen. Le Nord et le Sud étaient divisés en deux pays bien distincts.

Je n'ai que quelques rares photos seulement.


Nous étions trois copines, et nous sommes parties complètement en voyage libre, par un vol de la Syrian, avec une nuit passée à Damas, et une escale à Jeddah en Arabie Saoudite.

Nous sommes allées donc uniquement au Yemen du Nord.

On ne s'est rendu compte des risques, à l'époque... qu'au retour, mais tout s'est très bien passé au cours du voyage.

Dans l'avion on a fait connaissance d'un couple de voyageurs, et de deux garçons, et nous avons décidé de nous réunir afin de louer une land-rover avec chauffeur yéménite (qui ne parlait pas anglais), et cela pendant une semaine.



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Un voyage en plein Ramadan et en pleine guerre civile

On n'avait pas réalisé qu'on allait voyager en pleine période de Ramadan. On se nourrissait de boites de conserves de "baked beans" anglais, de "cream-biscuits", et de "vache qui rit", rose, tellement elle était vieille. Le soir, c'était poulet riz.

On n'a pas pu aller vers le nord, ni vers l'est (région de Marib) parce qu'il y avait encore la guerre, et que l'on nous disait que des gamins armés tiraient un peu partout, un peu sur tout. De toute façon les militaires bloquaient les routes et empêchaient les voitures de s'avancer quand ils y voyaient nos têtes d'étrangers.

La deuxième semaine on s'est tous séparé, et on est resté nous trois, les filles. On a circulé en étoile, en allers et retours, à partir de Sanaa.

Tout s'est bien passé. On prenait les taxis collectifs et on a même fait des retours en stop, par absence de taxis.

Des bruits couraient qu'une grande fête s'approchait, que l'aéroport allait être fermé pour combien de temps ? On n'arrivait pas à le savoir.

On a ressenti une atmosphère inquiétante

On en avait marre aussi de ne pas trouver à manger.
On a décidé de rentrer une semaine avant la date prévue.
A notre retour en France, on a appris que deux filles Françaises venaient d'être assassiées.

Dans la Tihama


À Zebid


Zebid (ou Zabid) est une ville sur la plaine côtière occidentale, qui tient son nom du Wadi Zabid, la vallée au sud.
Elle était une étape importante dans le commerce entre l'Afrique orientale et l'Asie.
Elle est l'une des plus anciennes cités du Yémen, dont elle a été la capitale entre le 13e et le 15e siècle. Elel aurait été fondée par Mohammed Ibn Ziyad en 819, date aussi de la ondation de son université, et le début de remarquables réalisations académiques en algèbre dans le monde arabe. Son université (Al-Bayshiya) était alors devenue prestigieuse. Zabid a rapidement acquis une réputation de ville de chercheurs.


Quand on arrive, la ville est assez déserte. A l'entrée, une mosquée, vide, et des bâtiments à l'architecture assez belle. On attend Abdallah, notre chauffeur, qui lui, est parti manger. On s'assied sur une pierre et on discute avec les gens. Echange de cadeaux et de photos. On repart. Sur la route on s'arrête dans un village de cases où deux femmes tiraient de l'eau à un puits.






À Beit El Faqui


Beit El Faqui (ou Bayt al-Faqih) signifie "la maison du lettré". Elle aurait été créée au début du 13 ème siècle, par le savant (faqih) Cheik Ahmad Ibn Aujai (Ahmed ibn Moussa al-Udschail). Il est enterré dans la ville et vénéré depuis comme un saint. La ville a donc reçu le nom de Maison des savants.



On cherche le funduk... une pièce sans fenêtre au rez de chaussée avec une porte, et où on crève de chaleur et de manque d'air, ou alors les lits dehors, en bordure de la route... mais si on dort dehors, on met les bagages où ?

Mais un escalier conduit à une terrasse. On sera à l'aise là-haut. Seuls, en plein air, sur un endroit propre, et personne ne viendra voler nos bagages. C'est décidé, on montera les matelas sur la terrasse.

Le tarif est de 2 rials par lit. Ça c'est bien un funduk yéménite, et pas pour touristes... Evidemment dans ce genre de funduk il n'y a pas d'eau, et les WC sont dans la nature.

Une boutique au village veut bien nous préparer à manger. On remplit les gourdes avec du "Miranda Orange" qui est... chaud. C'est ce qu'il y a de plus dégueulasse, mais on n'a que ça à boire. Une boite d'haricots blancs épicés + un peu de sauce tomate et un oeuf mélangé là dedans. Pour un prix je crois de 3 rials. On a un gros morceau de pain pour manger, car il n'y a pas de couverts. Ce n'est pas facile ! Mais on a heureusement nos couverts de camping, car ce n'est pas facile de manger des haricots avec une miche de pain.








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