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Voyage au Kerala

Avec une petite incursion au Tamil Nadu

©PlaneteJoce


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Le voyage en Inde, ça commence à Paris dès la démarche de la demande de visa... À lire, ça vaut son pesant d'or.

À LIRE



QUELQUES MOTS SUR LE KERALA

À LIRE ICI



L'HISTOIRE DE L'INDE

L'Histoire de l'Inde est passée par une longue colonisation.

➣ Les Aryens venant de la région caspienne en 1500 avant JC. Leur langue était le sanscrit. Ils tombèrent sur la florissante civilisation de la Vallée de l'Indus existante depuis 5000 ans avant JC, et dont les habitants étaient des Dravidiens.     À LIRE ICI

➣ Les Musulmans dès le 8 ème siècle

➣ Les Moghols venant de l'Asie centrale, descendants de Gengis Khan, durant 500 ans à partir du 16 ème siècle

➣ Les Portugais : Vasco de Gama arrive en Inde en 1498

➣ Les Anglais créent un premier poste en 1619. Vers 1850 ils contrôlent tout le pays

➣ Les Français fondent Pondichéry en 1673

➣ Le 15 août 1947 l'Inde devient un dominion dans le Commonwealth.

➣ Puis, le 26 janvier 1950, une république laïque, membre du Commonwealth, après la promulgation de sa constitution.



LES PEUPLES DE L'INDE DU SUD

Le peuple dravidien trouve ses racines en Afrique Noire. C'était un peuple d'apparence négroïde, avec des cheveux lisses. Ils étaient de grands navigateurs, leurs voyages remontaient jusqu'au bassin méditerranéen et jusqu’aux ports d'Arabie par la mer rouge.

Ils seraient arrivés en Inde vers -9500 après avoir échappé en partie à un cataclysme qui aurait englouti leur continent, situé entre le sud de l'Inde et l'est de Madagascar. Ils ont alors traversé l'Inde centrale pour s'installer dans le sud.

Leur civilisation a presque complètement disparu vers -1700, quand ils furent envahies par les Aryens venus du Nord, et ils seront réduits au statut d'esclavage.

Les Dravidiens du Sud comptent 5 peuples, de religion hindouiste, dont les noms correspondent aux 5 langues dont ils font usage: les Télougous (près de 55 millions), les Canaras (plus de 25 millions), les Toulous (plus d'un million et demi), les Malayâlams (30 millions) et enfin les Tamouls (50 millions).

+ : ICI



La monnaie de l'Inde est la roupie.

À LIRE ICI

Au début à 1 € = 57,75 rs
S'est terminé à 1 € = 58,55 rs



L'Inde est une démocratie parlementaire et une République fédérale et compte un milliard d'habitants

L'actuel président de l'Inde est depuis 2002, Abdul Kalam, un fils d'un pêcheur de l'état du Tamil Nadu :    À LIRE ICI

Je suis allée la première fois en Inde (du Nord) en 1973.
Ce premier voyage en Inde    (À LIRE ICI)
avait été un véritable traumatisme dû au choc que j'avais reçu face à la pauvreté, la mendicité, la saleté, et je m'étais promis de ne jamais y retourner...

33 ans plus tard, et avec beaucoup plus d'expérience du Monde, je décide de re-tenter le coup et de vaincre cette aversion que j'avais de l'Inde, en abordant une région que l'on dit plus riche, et plus nature.

Je fais un voyage Nouvelles Frontières, de style aventure, comme j'ai l'habitude de le faire.

L'inde du Sud se trouve juste au dessus de l'équateur, dans l'hémisphère nord.

Cliquez sur les cartes pour les agrandir


Les états de l'Inde du Sud

La nature exubérante, des cocotiers comme je n'en n'ai jamais vus aussi nombreux ailleurs dans le monde.

Mais il y a rarement des étendues sans une maison, sans quelqu'un. Toujours, toujours du monde. C'est ça que je n'ai pas aimé.

Le mercredi 29 novembre

J'ai pris le vol d'Air India de Paris vers Bombay (qui se trouve dans l'état du Maharashtra). Ce n'est pas la porte la plus directe pour arriver en Inde du sud. Mais l'avion est arrivé à l'heure.

De Bombay nous avons pris le train, un après midi plus une nuit, jusqu'à Mangalore (dans l'état du Karnataka).

On a pris un taxi jusqu'à la frontière de l'état car notre minibus ne pouvait circuler que dans l'état du Kerala. Ce qui ne signifiait pas que nous allions voyager toujours en minibus.

Pour agrémenter les expériences, nous avons pris les bateaux locaux, les bus locaux, et encore un train.


notre circuit
Notre circuit


Un livre que j'ai lu avant de partir et qui m'a passionnée : Fous de l'Inde
"Délires d'occidentaux et sentiment océanique" de Régis Airault.

Aller une fois en Inde, c'est s'exposer à y retourner. pourquoi faire ? S'éprouver ? Retrouver une sensation oubliée ou une partie de soi ? L'enfance ? peut être. L'adolescence ? sûrement".

Un très beau temps

Nous avons eu en décembre un très beau temps tout au long du voyage.

La température a toujours été chaude, sauf en montagne, à Munnar, où nous avons tous attrapé la crève en une seule nuit. Nous dormions le plus souvent sans ventilateur, en ouvrant les fenêtres.

Une seule et unique courte pluie, à 18 hres, à l'arrivée à Varkala. on n'était pas très heureux : pour le début de nos courts jours balnéaires... ça commençait mal. Mais la pluie n'est plus jamais tombée.

Un voyage très fatigant

Aussi sans doute parce que j'ai été malade (cette crève) très tôt et ma crève a duré presque jusqu'à la fin du voyage.

Mais aussi, c'est qu'on passait beaucoup de temps sur la route, la journée entière. On arrivait à la nuit tombée dans les villes, et on a changé d'hôtel presque chaque jour, une nuit à chaque port seulement, et cà c'était crevant. Il n'y a qu'à la fin qu'on a passé plusieurs jours au même lieu en bord de plage.

Les klaxons

M'épuisaient. Pas de règles de conduite, c'est le klaxon qui est la règle de conduite. Dans la rue, c'est épuisant, mais quand on n'est à l'intérieur d'un bus, encore plus. Je n'aurais pas aimé faire de longs parcours en bus. Quant à la méthode du sifflet du contrôleur, c'est un coup de sifflet et le bus s'arrête et deux coups de sifflet le bus démarre ! Il y en a un qui s’est bien marré quand j’ai sorti dans le bus « mon »sifflet, et que j’ai feint de siffler. Il m’a fait signe "non non".

Les vaches

Eh bien très peu de vaches dans le sud du pays (je veux dire ces vaches qui encombrent les villes). De rares vaches à Bombay. Au Kerala, pas de souvenirs.

Les odeurs

Pas d'odeurs désagréables, si ce n'est celle des voitures.

Les drapeaux rouges du Communisme

C'est que le Kerala est communiste depuis les années 50. Les drapeaux rouges et le symbole marxiste on les trouve partout (même sur une plage, je l’ai vu).

Noël

On est en décembre, et il y a de nombreux chrétiens en Inde du Sud . Ils décorent l'entrée des maisons de grandes étoiles renfermant une lampe électrique.

Nous avons tous été malades

Il y a bien eu quelques diarrhées, mais pas trop, et de courte durée, simplement dues à un aliment spécifique qui n'était pas bien digéré.

Mais on a surtout attrapé la crève, rhume et toux. Et ça de la première semaine jusqu'à la fin du voyage.

J'ai eu froid

La température a toujours été chaude, sauf en montagne, à Munnar, à 1600m. j'ai eu froid comme tout le monde. On a TOUS attrapé la crève (sauf mon accompagnateur). J'avais pourtant pris beaucoup de vêtements chauds et même mon sac de couchage, dans lequel j'ai dormi, alors que les autres n'avaient que des couvertures de l'hôtel... en coton. Mais je ne me suis pas encore assez couverte dans le sac de couchage, je me suis réveillée en pleine nuit grelottant, et c'est là que j'ai "déjà" attrapé mon coup de froid. On a vraiment eu très froid la nuit en montagne. On a tous traîné notre crève pendant 15 jours, jusqu'au retour, les uns après les autres, à tousser, moucher ...

La nourriture

Dans le sud on est principalement "végetarien". Chouette pour moi, c'est rare que ça m'arrive en voyage. Là, pas de problème.

Les indiens en majorité mangent avec les doigts, même lorsqu'ils sont dans un restaurant chic ou en avion. J'en ai vu très peu qui mangeaient avec des couverts.

On a mangé presque tous les midis le thali sur une feuille de bananier et avec les doigts.

Le soir, on allait dans des restaurants d'hotels, où la nourriture était un petit peu plus élaborée. Très vite on en a eu marre de la cuisine indienne, bien que nous l'apprécions énormément, mais tous les jours ... c'est trop. Et pâtes ou soupes ou poisson tout le long de la Côte nous ont satisfaits.

Il faut aussi préciser que les plats en Inde du Sud sont extrêmement épicés, dans le sens anglais de "HOT". Un jour j'ai failli faire la gaffe de demander au serveur de me servir mon plat "hot" et il a eu l'excellent réflexe de me demander : "spicy" or "warm" ?

L'attente pour être servi

Le matin, réveil à 7 heures, petit déj à 7H30 et départ à 8hres. Eh bien, ce n'était jamais mais jamais réalisable.

Dans les restaus, au moins 45 minutes d'attente pour avoir un plat devant soi. Je crois qu'ils devaient les préparer au fur et à mesure, jusqu'à éplucher les pommes de terre ou préparer la pâte à crêpes. De toute façon, je m'énervais.

L'absence d'alcool

Dans beaucoup de restaurants. soit c'est parce qu'ils sont des restaurants végétariens (j'en connais une qui pourtant l'est et qui en boit de la bière !), soit c'est parce qu'ils n'ont pas la licence.

Mais alors c'était trop, car souvent ils nous vendaient la bière au restau mais nous la mettait par terre, cachée sous la table, comme si un flic qui passerait par là ne pouvait pas remarquer que la mousse dans nos verres c'était de la bière ! Mais pas de bouteille en vue publiquement c'était ça la règle.

Un jour on nous a apporté la bière cachée dans un sac plastique, et on nous l'a vidée dans les 3 verres, en nous disant que lorsqu'on aurait terminé, on viendrait nous apporter la 2 ème bière, puis la 3 ème. Un jour la bière avait été transvasée dans une jarre de terre.

La saleté

Les ordures dans les rues par montagnes, pas de poubelle nulle part. Les salles de bain avec leur eau stagnante (moi qui redoute le moustique de la dingue, particulièrement attiré par les résidus d'eau dans les baquets) !!! On préférait ne pas penser aux cuisines, sinon... Aucun respect de l'hygiène, on ne s'étonne plus que les maladies prolifèrent !

Il y a 30 ans, lors de mon premier voyage en Inde, c'était comme ça. Aujourd'hui il y a toujours autant de saleté.

Quant à éviter la misère, et les maladies, faudrait déjà appliquer les règles simples d’hygiène. Mettre des poubelles, nettoyer les rues, nettoyer les salles de bain quand il y en a, mais je parle pour rien, jugements d'occidentale. Faudrait changer ce qu'ils ont dans la tête.

Encore aujourd'hui je pense que la religion, l'Hindouisme, est la cause du non avancement du pays. mais ça c'est ma persuasion personnelle. Je dois quand même dire que le Sri Lanka, qui est plus boiuddhiste que hindouiste, était un pays moderne.

Je n'ai quand même jamais vu ça dans aucun autre pays, même à Madagascar qui est pourtant réputé pour être l'un des plus pauvres de la planète.

Les moustiques

Pas trop piquée, 3/4/5 piqûres peut être, en tout, mais qui ont disparu aussitôt de ma peau. Je craignais un peu, je n'avais pas pris de traitement préventif contre le palu étant donné la saison "froide" et pas de pluie. Il y avait des coupures d'électricité pendant la nuit qui coupaient toute l'efficacité à l'appareil électrique anti-moustiques.

Le train de nuit

J'ai redouté ce voyage de 19 heures, un après midi + une nuit. On a pris le train de Bombay a Mangalore. bon, je ne sais pas pourquoi certaines copines m'ont tant foutu la trouille avec les cafards. On a fait un gros apéro et on a ensuite dîné à la place, moi un byriani, et les amis cafards ou blattes ne se sont pas montrés.

Les trains sont bien bien moins confortables qu'au Vietnam. Il y a (je parle en 1ère classe) un compartiment, avec deux (pour notre cas, parfois c'est trois) sièges qui s'abattent en couchettes, et dans le couloir, deux banquettes-couchettes superposées. Oui c'est serré. Il n'y a pas de porte compartiment, tout cela est isolé par des rideaux. Et ce dont on m'avait parlé s’est vérifié, c’est terrible : la ventilation, située au plafond et un courant de froid glacial. Mieux vaut ne pas se situer sur la banquette du haut dans le grand compartiment.

Ce que j'ai trouvé le plus dur c'est que j'ai eu une couchette du haut dans le couloir, et c'était très très étroit, fermé par un rideau, ça faisait plutôt cercueil. 20 centimètres pour mettre mes pieds (l’espace de mes deux pieds serrés côte à côte) entre mes sacs au bout, la bouteille d'eau, la couverture pliée, énorme et qui ne m'a pas servi. Très dur le sommier (la banquette), aussi, je me suis servie de mon sac de couchage comme matelas. Pas question de descendre pour aller aux toilettes en pleine nuit, de là haut, mi-endormie et avec un train qui tangue.

Et quand le train s'arrêtait (parce qu'il reste immobilisé souvent pour laisser passer le train qui vient en sens inverse, c’est pour cela qu’ils sont lents) j'avais l'impression de pencher vers la droite, le vide. pas marrant. Mais j'ai, du fait de cette place, échappé a la clim terrible des couchettes de l'autre coté car, côté couloir, c'est plutôt l'étouffoir et entre les deux je préfère le chaud. Pour dire que j'ai mal dormi, et cela, c’était le surlendemain du voyage en avion.

On a fait 19 heures de train mais ça ne m'a pas paru long. On a rigolé de jour, et de nuit on s'est couché.

L'affolement ça a été que alors que j'étais encore couchée derrière mon rideau, tout a coup j'ai entendu un rame-dame. J'ai tiré le rideau, et j'ai vu plein de mecs en petite jupettes à carreaux circuler dans tous les couloirs comme des fourmi. C'était les porteurs de bagages qui venaient prendre nos bagages : on était arrivé, 7 hres du mat, un train complètement a l’heure, je dirais il était même en avance, je n'aurais jamais imaginé. Et moi encore dans mon lit pas prête à descendre, la folie ! Heureusement que je n'avais pas déballé trop de choses.

La médecine ayurvédique

Je suis allée chez le médecin ayurvédique une fois et j'ai fait une séance de 2 heures qui était composée de deux traitements contre l'infection ORL plus un massage traditionnel.

Cela m'a soulagée un peu, j'ai mieux respiré, mais pas guéri. Il y aurait peut-être fallu renouveler l'opération. Je n'en n'avais pas trop l'envie. Cela m'a paru très éprouvant, et surtout je n'ai pas apprécié de baigner dans l'huile, (dont je n'aimais pas l'odeur) et de glisser sur la table de massage sans cesse, parce qu'elle était toute couverte d'huile, et mon corps aussi. Après on se lave, mais l'odeur persiste.

Ça m'a paru très long cette séance, je voyais la nuit tomber par la lucarne derrière moi, et je m'imaginais qu'il était déjà 21 heures alors que non.

J'avais les les cheveux huileux et on m'a mis une pâte rouge sur le haut du crâne à conserver toute la nuit pour guérir le rhume. Je suis sortie dîner comme cela le soir, au moins les Indiens savaient d'où je sortais. J‘avais interdiction de boire de l’alcool, de manger des plats épicés (donc indiens, ils le sont tous) mais boire des boissons chaudes et surtout pas le ventilateur la nuit.

Un petit mot sur les Indiens

Ils sont souriants, accueillants, drôles, ils dodelinent la tête de gauche à droite tout le temps pour dire oui (et pas non). Une citation : " Pourquoi est-ce que les occidentaux hochent la tête de haut en bas pour dire Oui ? « Parce qu’ils ont toujours à lutter contre quelque chose. Comportement direct et « agressif ». Les indiens dodelinent de la tête, parce qu’ils se laissent porter par la vie, comme sur une vague, ils n’ont pas d’obstacle à combattre."

Les hommes s'habillent en jupette (le lungui relevé). Très peu portent le pantalon, et ils se baladent en tenant leur sarong (leur lungui) par les deux mains comme des danseuses. Et ils ont un tic : à un moment ou un autre ils les accrochent avec des noeuds à la taille, en jupette. Les femmes du sud portent le sari en grande majorité. Très peu de "sarvad kamiz" (autrement dit le penjabi).

Les gens sont très faciles d'abords, sympas, ils demandent a être pris en photo tout le temps.

Ils ont un de ces manque d'organisation !

Je n'ai jamais pu comprendre leur logique qui n'est pas logique. Pour servir le petit déjeuner c'est un vrai ballet d'allers et retours : ils prennent une tasse mais reviennent à vide. Ils vont chercher chaque chose l'une après l'autre.

Mais pourquoi n'arrivent-ils pas à servir le salé avant le sucré au petit déjeuner, la boisson pas avant mais en même temps que les plats, et les plats chauds tous ensemble pour qu'ils ne refroidissent pas !

Le groupe

Uni du début à la fin, sans bagarres, mais très souvent éclaté en petits groupes : on était 16, c'est trop.

Il y avait les couples (3) qui restaient avec les couples, et les célibataires entre elles. En fait un seul célibataire homme, un Breton, et 8 filles.

On faisait régulièrement des apéros, ce qui réunissait le groupe, mais après, chacun partait dîner au restaurant de son côté. Mais comme il y avait une petite bande de filles celibataires, je n ai pas été seule, mais bien souvent elles ont été malades (des diarrhees eh oui !) et n'allaient pas manger le soir, et je me suis retrouvée parfois seule le soir à aller dîner.

33 ans après

J'ai pu me réconcilier avec l'Inde. Je me demande ce qui avait été si éprouvant lors de mon premier voyage. Ou alors, et c'est peut-être cela, beaucoup de choses ont changé en Inde en 33 ans. Je me suis demandée s'ils n'avaient pas parqué les mendiants dans des ghettos de pauvreté, les empêchant d'accéder aux centres des villes. Ce n'est pas possible que les mendiants, les éclopés aient disparu, ou alors ils nous les cachent. Parce qu'en 1973, c'était dès que je sortais de l'hôtel (situé dans le quartier très chic comme tous les hôtels où les touristes sont logés) que je me trouvais dans la Cour des Miracles.

Le bilan

J'ai recherché le beau temps et je l'ai trouvé (pour une fois). J'ai le souvenir de quelques endroits marquants :

➢ Le village sur la route où nous avons pu être acceptés pour assister à un rite d'exorcisme qui était en cours, le Teyyam, (vidéos en haut de la page), un rituel dansé qui a lieu chaque année dans les sanctuaires des villages du district de Kannur, dans le nord du Kerala. L'officiant ressemble un peu à un danseur de Katakali, mais là c'est du rituel et pas du théâtre. On a eu une chance, on passait par là au bon moment.

➢ Madurai le temple est une merveille à voir dans sa vie.

➢ La visite de l'ashram d'Amma : ouhaooo. Me suis sentie très mal à l'aise, tous ces gens habillés de blanc... mais au moins j'ai vu.

➢ Le site de Varkala, qui est très beau avec sa falaise ocre surplombant la plage.

➢ La balade dans les plantations de thé de Munnar aussi était très belle. Que je me dise au moins que je n’y ai pas attrapé la crève pour rien.

Ce voyage était trop rempli pour ses 19 jours. On est arrivé pratiquement toujours à la nuit dans une ville et souvent nous en sommes repartis le matin. Moi j'en ai assez de courir tout le temps quand je voyage.

On était 16, et un groupe de 16 personnes, même si l'ambiance a été plutôt bonne, c’est beaucoup trop.

Ma conclusion : toujours pas amoureuse de l'Inde. Je ne retournerai pas en Inde, (déjà pas envie de recommencer la galère de la demande de visa à Paris, une fois ça m'a suffit). Je suis beaucoup plus heureuse en Afrique et en Amérique latine, question de sensibilité personnelle. Les cocotiers du Kerala, c'est beau, c'est foisonnant, mais bon, ce n'est pas à couper le souffle. Quant à la mer, elle n'est pas propice à la baignade.

Mes remerciements

À Gérard Quillien, qui a été mon accompagnateur et guide au cours de ce voyage, pour toutes ses informations, sa connaissance immense de l'Inde et son don de conteur. Il avait un don pour nous raconter les histoires, et nous préparer à l'endroit où nous allions débarquer.

Une super organisation de sa part, et il nous proposait des trucs toujours hors du commun.

Mes textes se sont largement inspirés des notes prises sur mon petit carnet à l'écoute de ses infos.